- Ania, je pars avec toi !
- Ah non, je ne peux pas te prendre !
- Mais si!
- Et où tu dormirais?
- Ben dans ton lit!
- Mais y a pas de place dans mon lit!
- Tu m'en laisseras une toute petite !
On s'est retrouvés comme par magie en boîte. La fille m'a clairement dit que je lui
plaisais, qu'elle voulait m'embrasser, et elle a même ajouté "c'est bon, personne ne te vois!"
Bon, juste une précision, y a le "copain célibataire" qui m'a ajouté
sur facebook. Pour l'histoire, c'était mieux de dire qu'il "copain célibataire". Bah oui: pratique pour les pseudo! d'autant plus que moi et ma copine étions persuadée qu'il était célibataire.
Mais en fait, je sais même pas s'il a dit qu'il était en couple ou non... En tous cas, maintenant je peux le dire: OUI il est en couple. (MERCI FACEBOOK!!)
Notre passé amoureux façonne notre futur. Voici le mien. Sans fées, ni princes(ses). Ici c’est croustillant et dirt. Une histoire qui prend de la place sur le papier, et encore plus dans la tête. Je la livre sans pudeur. Car c’est aussi elle qui m’a réconciliée avec l’écriture, au fur et à mesure de l’avoir vécue. Et c’est certainement “à cause”/”grâce” (?) à elle que ce blog existe. Alalah! Putain de premiers amours!!!
[Note: les textes de cette catégorie et qui sont
rédigés de cette couleur proviennent de mon ancien blog. J'expliquerai pourquoi je tiens tant à les éditer une nouvelle fois. Mais faisons dans la
chronologie... Bonne lecture!
]
(00h34) “Ce qu’il y a Nathan, c’est qu’avec tout ce qui se passe, j’en suis sure que vous m’avez tous prise et que vous vous êtes bien foutu de ma gueule. Y a même des trucs que j’ai pas mis dans le message pour pas foutre la merde entre vous. (je parle pas de toi.) Quand j’ai entendu mon répondeur ce matin, avec le beau père de Fred qui me faisait ces pseudos propositions de cul en se faisant passé pour Fred qui se marrait, j’ai complètement réalisé. J’en ai chialé une bonne partie de la journée. J’étais humiliée. (une fois de plus.) Je t’ai peut être “cassé les couilles ” comme tu dis, mais j’ai besoin de m’éloigner de toutes les personnes concernées par cette histoire et qui de toutes façons ne pouvaient plus me saquer et m’ont fait souffrir. Y a des gens comme toi qui ne m’ont pas fait de mal (devant moi), mais c’est au groupe que je parlais. Je sais plus quoi penser de cette histoire, mais ce qui est sur, c’est que je le vis très mal. Alors désolée si je t’ai blessé. J’agis peut être pas comme je devrais faire, mais là j’en peux plus que jamais personne de pense à mon putain de bien être, à s’excuser, à me respecter.”
Pas de réponse bien sur.
Et le 26 décembre à 21h04, j’ai envoyé un mail à Nabil, Léo et Fred. (Je n’avais que ces trois adresses. En fait, j’avais aussi l’adresse d‘Edouard, mais j’avais complètement zappé vu qu’il ne se connecte jamais et ne consulte jamais ces mails! De toutes façons ils allaient en parler entre eux c’était sur.) J’avais mis mon répondeur de téléphone sur haut parleur, et j’avais enregistré sur mon mp3 le message du beau père d’Etienne que j’avais envoyé ensuite comme pièce jointe. Avec pour objet: « alors c’est comme ça qu’on parle à une femme ? ». Et j’avais écris un message :
« Voici la petite goutte d’eau qui a fait déborder la piscine.
Sur ce,
Adieu. »
Fred a tenté de me rappeler plus tard dans la soirée. Je n’ai pas répondu.
Puis plus jamais rien. Ni de leur part, ni de la mienne.
Donc évidemment, j’ai conscience de m’être ridiculisé en beauté. Je voulais vraiment les faire culpabiliser un peu… mais c’est vrai qu’avec le recul, je passe pour une pleurnicharde harceleuse! En plus, je suis convaincue qu’ils n’ont même pas réalisé le mal qu’ils m’ont fait. Mais bon, tant pis eux……
Puis aussi, je souhaitais envoyer un message à Josette pour lui dire que c’était douteux la réaction d'Edouard. (Oui parce que comme il avait foutu la merde dans mon couple, je voulais me venger. Mais de toute façon, s’il est vraiment jaloux, c’est qu’il y a un problème entre eux. Et même, avec tout ça, je les trouve tous les deux super cons, et je suis sûre qu’ils se feront tous les deux beaucoup de mal à l’un et à l’autre. [si ce n’est pas déjà fait !] Puis Marc, c’est lui qui a fait son choix cet abruti.)
Fin du chapitre et conclusion en décembre 2008 (extraits de mails envoyés à une amie! ) :
Bon, je pense qu’il faut relativiser (car on dirait que j’ai l’air d’une dépressive mais pas du tout!!!^^) : dans le fond, mes problèmes restent surtout sentimentaux, et tout le monde en a! Je ne suis pas tombée sur les bonnes personnes mais ça me forge. Et je pense que je me fais passer pour plus faible que je ne suis. Ça m’a fait mal, c’est sur, mais je veux aussi les faire culpabiliser à mort…. Même si ce n’est pas sur du tout que ça marche!!! Mais peut être qu’avec le temps quand ils y repenseront (si un jour ils y repensent) ils réaliseront.) Si ce n’est pas le cas, ça veut aussi dire qu’ils sont vraiment insensibles mais aussi qu’ils n’évolueront jamais si ils ne se remettent jamais en question. Et je n’ai rien à faire avec des abrutis.
Au moins, avec eux tout est fini!!! Et il était temps.
En ce qui me concerne, d’un côté, j’ai vraiment envie d’un copain, car être avec Marc m’a vraiment fait du bien …. ! Il était trop mignon!!!! Il m’envoyait des messages tout choux, et il semblait beaucoup penser à moi… Et c’est con: malgré toute ce qui s’était passé avant lui, je voulais vraiment lui faire confiance et “me lancer”… ! Et paradoxalement, on dirait que je le fais exprès de choisir des personnes “inaccessibles” dans un sens!!!! Ça doit être inconscient: ça doit me rassurer d’être avec quelqu’un et de savoir que c’est compliqué voir impossible… Ça veut peut être dire que j’ai peur de m’engager!! (comme tout le monde quoi….!) Et d’un autre côté j’ai pas envie de me caser avec tout ça… Ça me fait pas mal reculer sur mes idées du couple…. ! Mais je me sens pas âme frivole ces temps ci non plus… Je ressens plus le besoin de “stabilité” comme disait Marc… (Surtout que j’ai jamais vraiment connu ça!) (Bref je verrais bien!!!!!)
Bref, je sais pas si je suis très clair, mais ce que je veux dire, c’est que je
me suis mise dans un engrenage.
Mais c’est vrai que mon souci est que j’arrive pas à m’arrêter. J’arrive pas à passer à autre chose… J’ai le sentiment que une fois qu’on a aimé des gens (même si des fois c’est purement
amicale), quand les liens on été tissés, et qu’ils ont perdurés, la seule chose à faire pour moi quand il faut les briser, c’est de les “pourrir”. C’est à dire qu’il faut que je fasse des actes
pour en arriver à un point de non retour. Parce que sinon, je continue “d’aimer” et donc de souffrir. Et donc, il faut “salir” tout ça et faire en sorte que je ne retourne plus jamais avec ses
personnes. (j’espère que c’est pas trop incompréhensible ce que je raconte!) Alors c’est pas tellement que je suis maso, c’est juste que je n’arrive pas à concevoir une fin quand on a aimé ou
apprécié très fortement quelqu’un. Et que d’ailleurs, malgré toute la haine que j’ai pu engendrée (et parfois dont j’ai même pu être animé!!) j’ai le sentiment qu’il y aura toujours une place
pour eux dans mon cœur. Pour moi, on peut ne plus penser à quelqu’un qu’on a aimé, mais on ne l’oublie jamais.
J’ai totalement conscience qu’il faut que je travaille là dessus…Et quelque part, je suis pas mécontente d’avoir été dans toutes ces merdes, car au moins, pour plus tard, je sais pourquoi
j’agirais/n’agirais pas de telle ou telle façon!! N’empêche que ça m’a fait une expérience de fou. Maintenant, ça me conviendrait d’avoir une vie sentimentale plus sereine.
^^
En tous cas, tout n’est pas blanc ou noir. Et je pense pas être totalement “pure” non plus pour m’en tirer que comme une “victime” qu’on a terrorisé. Même si c’était malgré moi parfois de faire du mal, j’en ai fait quand même. Je pense que sortir avec un des bons potes d’Edouard, c’était pas super classe. Même si bien sur c’était terminé entre Edouard et moi, et qu’il a agit comme un connard! Et qu’en plus, c’était parce qu’il me plaisait énormément Marc!!!!! Ca n’empêche pas qu’ils vont me blâmer de ça. (en tous cas Edouard. Car il a beau dire, mais même si il ne m’aime plus, ça fait toujours chier de voir ton ex avec un de tes bons potes.) Je suis vaguement sorti avec le cousin de ma première histoire d’amour. Pour ajouter à ma “peur de m’engager”, je crois que ça me rassure aussi de m’embarquer dans des histoires absurdes ou impossible. Ou plutôt de défier tout ça. C’est ça que je trouve excitant.
Donc de l’extérieur, si on n’essaie pas de comprendre dans quoi j’étais embarquée, je peux passer pour une chiennasse. Tout comme eux, y a peut être des raisons… c’est sur que même à moi il me manque des éléments!!
Et tu me diras peut être que je me voile la face, mais du coup, comme à mes yeux
il me manque des éléments, je m’en sors. (ça ne m’empêchera pas de les insulter et les détester car ils n’ont pas cherché à s’excuser ou se faire comprendre). Je ne suis pas super woman, mais on
a tous du bon et du mauvais. Et je ne pense quand même pas qu’ils se soient réunis juste pour me faire du mal. Je pense “juste” qu’ils n’en avaient rien à péter!!! Et aussi qu’ils ne sont
vraiment pas mûrs!! Tu vois, c’est con parce que je les connais pas en profondeur, mais ça se voit qu’ils n’en ont pas chié. Je ne veux pas dire qu’il faut en avoir chié pour être compréhensif,
mais même le fait de rester avec des gens qui ont souffert, etc. Ca t’ouvre l’esprit. Eux, ils n’ont pas beaucoup de conversation. (intéressante!!) Ils parlent tout le temps des “souilles”. (=
soirées où ils se mettent “la misère” avec l’alcool.)
Et franchement, on dirait que leur vie est fade, et qu’elle est basée que sur l’alcool. (peut être que je trompe totalement!!! C’est simplement une impression.) Par contre, le coup de l’alcool,
là je sais de quoi je parle: ils ne peuvent pas s’en passer. Et pour eux, “s’amuser”, c’est se mettre « minable ». Si tu vomis dans la soirée parce que tu as bu? Cela veut dire que la
soirée s’est super bien passée!!! Et si en plus t’as réussi à te chopper une fille c’est nickel !! (même si elle était moche et déchirée!!) Tu pourras alors en parler à tes potes et te marrer.
Voilà qui ils sont. Des jeunes. Et je trouve que à 20 ans, il faudrait peut être penser différemment. Et puis y a tout le contexte, le milieu (études, job, le cercle vicieux des potes qui
t’entrainent dans la “déchéance”), etc.
Mais après, la vie c’est toujours pareil. Ou disons la douleur. Ca te passe
toujours. Je ne dis pas qu’il faut la renier, je ne l’ai pas fait!! Mais je me suis pas mal libérer en l’écrivant ou en parlant. J’ai eu pleins d’avis et des personnes pour me soutenir. Et puis
bon, la première fois, on se sent anéanti, on a l’impression qu’on a gâchée quelque chose, qu’on ne pourra plus jamais revivre quelque chose d’aussi fabuleux. (et bablabla.) Mais finalement, même
si on revit peut-être pas tout à fait la même chose (quoi que je trouve que les histoires d’amour, c’est un peu “toujours pareil”…), disons que c’est le pied quand même!!!! Et puis une fois qu’on
a fait surface, on sait mieux mieux comment agir la fois suivante!! (En ce qui concerne mes réactions, c’est vrai que un peu répétitif! ^^ MAIS je commence à comprendre…)
Et puis franchement, je suis super contente!! J’ai vraiment l’impression d’avoir changé!! Là dessus justement. J’ai le sentiment que plus j’ai des “aventures”, plus je suis rassurée. En tous cas
dans le fait de me “lancer”. Mais il faut que j’apprenne à stopper la fusée maintenant!!!
La suite au prochain
épisode...
Notre passé amoureux façonne notre futur. Voici le mien. Sans fées, ni princes(ses). Ici c’est croustillant et dirt. Une histoire qui prend de la place sur le papier, et encore plus dans la tête. Je la livre sans pudeur. Car c’est aussi elle qui m’a réconciliée avec l’écriture, au fur et à mesure de l’avoir vécue. Et c’est certainement “à cause”/”grâce” (?) à elle que ce blog existe. Alalah! Putain de premiers amours!!!
[Note: les textes de cette catégorie et qui sont
rédigés de cette couleur proviennent de mon ancien blog. J'expliquerai pourquoi je tiens tant à les éditer une nouvelle fois. Mais faisons dans la
chronologie... Bonne lecture!
]
[...] C’est le lendemain au soir que j’ai vu qu’il m’avait répondu :
(Le 23 décembre à 21h16) « Slt!!!Ouai vrément dsl mais je ne rapelle de rien de tous ça dc j’en suis sincérement dsl!j’avou j’ai honte!bref!encore dsl!!! »
Puis à 21h49 : « éh puis je ne t’es jamais considéré comme une “biatch” comme tu dis!je n’ai jamais pensé cela de toi, c’est pour cela que je encore dsl de t’avoir fait du mal. »
Et enfin à 22h31 : « Mais bon j’aurai préféré à la limite que tu m’en parles ds la voiture là de l’apprendre comme ça j’avou que ça me fou un peu sur le cul là!encore dsl. »
(Oui parce que maintenant, c’est moi qui vais être en tord de pas savoir parler à mon agresseur de sa lâcheté et sa perversité quand nous sommes tous les deux enfermés dans une voiture. Comme si j’avais envie d’attraper un accident avec tout ça. C’est marrant comme l’humain se condamne lui-même à rester une victime dans n’importe quelle situation !)
Du coup, j’ai répondu (24 décembre à 18:44) :
« Ok.
J’ai relu mon mail envoyé. Et vu que tu ne te rappelles plus, ça doit te faire
bizarre, on dirait presque que tu m’as violé.
Alors ne “t’inquiètes” pas de ça, ce n’est pas le cas. Tu n’es pas allé si loin, c’était “juste” des caresses, mais cela me dérangeait.
D’ailleurs, ce qui m’a le plus dérangé, c’est que je te dise “non” et que tu
continues toutes les 2 secondes avec ta main. Après, je ne t’ai jamais laissé me toucher dans les endroits intimes, mais tu t’es apprêté plusieurs fois de le faire. (ceci dit je dégageais ta main
et tu t’arrêtais. …Même si tu revenais à la charge plus tard. …Mais je te stoppais “à temps”. Seulement ce n’était pas “violent”. Surtout fatiguant et je t’avoue que je n’avais pas envie de
dormir.)
[mais fais gaffe quand même à ne pas aller trop loin avec d'autres...]
Puis c’est vrai que c’est dur de dire ça avec des mots à l’oral, surtout de te le dire à Toi. Je n’aurais pas su si bien m’exprimer. Et en plus, je te le dis, avec toutes ces histoires, je ne voulais pas en rajouter d’autres…
Et c’est aussi qu’avec toutes ces histoires que je me demande vraiment ce que vous avez tous bien pu penser de moi pour TOUS agir comme ça avec moi. C’est pour ça que je me suis dis que peut être tu me prenais pour une “fille facile” ou quelque chose de similaire. Et peut être que vous vous étiez monté la tête sur moi, je n’en sais rien.
De toute façon, toutes ces histoires me donnent la tête à l’envers. J’ai l’impression de me faire avoir, j’ai pris trop de coups durs dans la tête, jamais d’explications, jamais d’excuses, jamais rien à part une cicatrice qui grandit. Tout est allé trop loin alors j’arrête avec cette « bande ».
Donc je coupe les ponts avec Toi à la base à cause de Samedi, mais aussi pour tout ce qui s’est passé en tout et pour tout. Je ne veux plus de liens avec les personnes de cette histoire qui m’a fait du mal. (et peut être fait réaliser des “vérités” sur la gente masculine…)
Pour Samedi, ce n’est pas “si” grave, je ne suis pas traumatisée, ça va.
Je ne te déteste pas mais sur le coup ça fait bizarre….
…En plus de savoir que vous êtes comme ça… je trouve ça dingue… Comme quoi on peut faire confiance à personne…
Mais bon, j’accepte quand même tes excuses.
Bonne continuation et Joyeux Noël.
Ania. »
A 19h02, je reçois :
« Oui j’avoue sur le coup j’était vrément inquiet de ton message!Et je suis
encore dsl de ce qui c’est passé.Quand j’y repense je suis assez déssu de comment cela se termine, au début tout était sympa, on tripai bien!bref!je pense que c ‘est sans doute de ma faute c’est
moi qui est sans doute mal réagit à certaines choses!Sans doute qu’il vaut mieu ne plus se voir comme tu le dis, peut ètre que c’est mieu!
Sur ce Je te souhaites de bonnes fêtes. »
Puis ce fût Noel…
La nuit du mercredi 24 au jeudi 25 décembre, j’entends mon portable sonner. Premier coup de fil, c’était Fred (le mec chez qui j’avais passé l’anniversaire). Je n’ai pas répondu. J’ai voulu
attendre le lendemain matin pour lire les messages. Puis une demie heure plus tard il m’a rappelé, et j’ai vu que l’appel provenait encore du téléphone de Fred. Il y avait donc deux messages
vocaux en attente sur mon répondeur. Le premier pour me souhaiter un “joyeux noël” à 3h du mat’. Deuxième appel: j’ai reconnu le beau-père de Fred (complètement pété), qui s’est d’ailleurs fait
passé pour Fred. (j’entendais Fredérique qui disait: “mais non, elle va savoir que c’est avec mon portable!!” etc. ….). En gros, il m’a dit des “ma chérie”, parler de “voir le vélo et faire
baisser la béquille qui est trop haute”, et des “tu sais, comme ce que tu faisais avec Edouard”… Bref, des métaphores merdiques de propositions de cul. (Même pas fait exprès le jeu de
mot !)
J’avoue que quand j’ai entendu ça au réveil et je me suis tellement senti humiliée que j’en ai pleuré.
J’ai envoyé un message à Fred: “Ne me reparles plus.” J’attendais au moins qu’il réagisse mais il n’a jamais rien fait.
A midi et demie, j’ai envoyé un message à Edouard pour lui dire: “et dire que je
devrais être en train de passer du bon temps avec Marc si tu n’avais pas mis ton grain de sel…”
Il a répondu: « t’es encore plus conne que je pensais… Tu crois que c’est à cause de moi qu’il t’a lâché. Tu devrais sérieusement parler avec lui.et moi fous moi la
paix »
(BIM.)
Je lui ai répondu: “je sais pas, selon le message que Marc m’a envoyé quand il s’est trompé de destinataire, tu semblais bien en être le responsable. Et moi, bien que je te hais, je ne t’ai jamais insulté.”
Puis le soir (23h47), j’ai envoyé un message MMS à toute la bande. Même ceux qui n’était pas vraiment concernés. Je souhaitais couper les ponts définitivement, et avec TOUT LE MONDE (ou plutôt tout LEUR monde):
« Je n’avais pas compris pourquoi Josette m’avait envoyé un message comme
quoi je ne pensais qu’à me “faire sauter”.
Pourquoi ton beau père, Fred, m’a téléphoné à 4h du mat’ cette nuit en se faisant passer pour toi. Pour me dire que je “devais voir ton vélo”, que la “béquille était trop haute” et que je devais
faire “comme avec Edouard”…
Pourquoi Vous ne vouliez pas me voir chez Charlie, Yves et Nabil.
Pourquoi parler de confiance et de respect si tu n’es même pas capable de me passer ce fameux coup de fil pour “m’en parler” comme tu m’avais dit toi-même, Marc.
Trop de pourquoi avec Edouard…
[j'en passe d'autres...]
Ce dont je me rends compte, c’est que vous me voyez tous comme une pétasse ou un kleenex. Pas droit au respect. Et je me sens comme dépouillée… Le problème, c’est que l’on a beau dire: même si
“ça passe”, que « l’on n’y pense plus”, on oublie jamais vraiment. Cette expérience va m’apporter pour plus tard je suppose. Mais cet apprentissage me coûte très cher. Alors pour tout ça, je
ne souhaite plus jamais revoir ou parler à l’un d’entre vous. De toute façon je n’ai plus confiance. NB: peut être que j’ai été maladroite certaines fois, mais au moins, je n’ai jamais voulu
blesser quelqu’un. Et je préfère être “conne” comme dit Edouard, plutôt qu’être intelligente si c’est pour être méchante. Vous avez dû bien vous marrer pendant que moi j’en chiais. (Vous pourrez
même continuer avec ce message! Youpi.) Au fait, vous l’aviez oublié mais je suis (aussi) un être humain…Joyeux Noël quand même. Ania. »
Pas de réponse bien sur. Ca a dû certainement bien les faire marrer.
Si, peu après, Nathan m’a téléphoné. (Celui qui m’avait embrassé chez Fred par surprise.) Il m’a dit qu’il n’avait pas compris pourquoi il avait reçu ça, je lui “cassais les couilles” et que je devais effacer son numéro après cet appel. (Il était très nerveux et ne savait plus trop s’exprimer !)
Puis dans mon excès de colère, j’ai aussi répondu à Léo (26 décembre, 00h12) :
« En ce qui te concerne, j’en ai pas parlé dans le mms. (mais “t’inquiètes”, y a pas que toi qui as fait un truc similaire.) Seulement tu devrais quand même t’inquiéter de ce que t’as fait. On dirait que tu ne réalises quand même pas l’impact de tes actes, c’est dingue.
Oui, je t’aimais beaucoup. Mais maintenant tu me fais vomir. Et vous me faites tous vomir.
Vous avez volé la confiance que j’avais en votre égard. Et peut être aussi celle que je donnerai à d’autres dans le futur.
Surtout que toi, tu n’as pas seulement manqué de respect pour moi, mais aussi pour ton pote !!!!
(même si j’avoue que c’est bien que tu te remettes en question: BURK.) »
La suite au prochain
épisode...
Notre passé amoureux façonne notre futur. Voici le mien. Sans fées, ni princes(ses). Ici c’est croustillant et dirt. Une histoire qui prend de la place sur le papier, et encore plus dans la tête. Je la livre sans pudeur. Car c’est aussi elle qui m’a réconciliée avec l’écriture, au fur et à mesure de l’avoir vécue. Et c’est certainement “à cause”/”grâce” (?) à elle que ce blog existe. Alalah! Putain de premiers amours!!!
[Note: les textes de cette catégorie et qui sont
rédigés de cette couleur proviennent de mon ancien blog. J'expliquerai pourquoi je tiens tant à les éditer une nouvelle fois. Mais faisons dans la
chronologie... Bonne lecture!
]
Ils m’avaient déjà parlé de dormir à trois dans le lit avec une fille. Donc je ne
savais pas quoi dire et mon homme ne se réveillait jamais. Il s’est mis entre Marc et moi. Je lui ai dit de dégager, mais il a pas voulu. J’ai pas voulu (à tord) refaire un
« scandale ».
Il s’est mis à me peloter. J’enlevais tout le temps sa main. Il recommençait, etc.
Je parlais de plus en plus fort, quand ENFIN Marc fini par se réveiller!!!! Il a
un peu gueulé après Léo, il a dit “mais qu’est-ce que tu fous là??”
Et qu’à oser répondre Léo?
“ - on est pas bien, là? Toi, Moi, et Ania?”
Marc a répondu “déjà tu sors de là c’est moi qui dors à côté de Ania” (il m’a pris dans ses bras c’était chouette) et a continué: “ouais, Moi et toi, moi et ma copine et toi et ma copine, hein?
Tu dégages! Tu dors en bas!”
Je me sentais mieux!!!!
Le lendemain matin, (dimanche), on s’est réveillé tôt avec Marc. On a discuté pendant que l’autre enfoirée de Léo dormait tranquillement. Il m’a dit qu’il avait eu l’impression que durant toute la soirée, Josette l’avait évité et lui faisait la gueule. (MAIS QUELLE PIMBECHE !!! COMME SI C’ETAIT SES AFFAIRES BON SANG !!!) Il m’a aussi dit que Edouard s’était excusé, mais qu’ils n’ont pas vraiment parlé de tout ça, tout ce qui s’était passé. Bref surtout tout ce qui aurait dû se dire si il avait vraiment voulu que ça marche. Alors je lui ai dit « ah ouais ? Alors j’ai sacrifié ma soirée pour rien si je comprends bien. » Vu que je ne me rappelle pas ce qu’il m’a dit à ce moment là, je suppose qu’il ne m’a rien répondu.
Il y avait toujours Léo à l’appart. Puis Nabil, Yves et Charlie se sont ramenés. Ils se sont tous barrés à un moment. (Juste pour dire à quel point pour l’Homme, les « coupaiiiiiiiiiiiiiiiiiins » c’est important. -_-‘)
Léo est venu me chercher vers 21h. Il m’a ramené. Dans la voiture je n’ai pas parlé du samedi. Lui non plus. On a peu discuté. Mais je suis convaincue qu’il se rappelait ce qui s’était passé la veille. Parce que même au moment de dire au revoir, il était beaucoup trop distant.
Le lendemain, le lundi, Marc m’envoie un texto dans la journée comme quoi il avait aussi passé un bon WE. (Je lui avais écris la veille au soir, aussi pour dire que j’étais bien arrivée et d’autres choses mignonnes, hihi.) Il “m’embrassait fort”. (C’était habituelle cette petite formule.) Mais c’était plus “froid” que d’habitude… et du coup je ne lui ai pas répondu…
Le soir, à 21h50, alors que je venais de m’installer devant l’ordinateur,
m’apprêtant tout juste à écrire un mail à Léo concernant le samedi, je reçois un message de Marc:
=> « jcrois que tous les 2 on va arrêté, ça foue trop la merde et jai pas envie de perdre mes potes. jtapel tout à lheure pour en parler »
(J’ai laissé tomber l’idée d’écrire à Léo ce soir là. Et je me suis dit à ce moment là qu’il aurait peut être fallut que j’envoie un texto à Marc avant…)
C’est d’ailleurs ce qui m’a boosté pour lui répondre. Car au début, je voulais juste attendre son appel, mais je me suis remise en question, et pour une fois, j’ai rangé ma fierté : il fallait que je me montre intéressée. Je lui ai écris :
« je trouve ça injuste. c’est Edouard qui m’a largué après tout. Et je vois pas ce que ça peut leur faire. Ca leur regarde pas ta vie de couple. »
Cinq minutes plus tard, je reçois:
« jai largué ania, mais jte préviens, me reparle plus jamais comme tu m’as parlé samedi, j’ai pas du tout apprécié que tu penses ça de moi. tcho »
Alors ça y était. C’était vraiment décidé. Il ne me laissait pas le choix. J’étais « larguée » officiellement comme on largue une caisse. Dans un silence (vu que c’est par texto). N’oublions pas que les pets silencieux sont les plus puants. Quant à Marc, il n’avait plus qu’à changer de slip.
Je me doutais que c’était un message calculateur. Sinon il n’est vraiment pas fin de parler de ça par texto à son « ami » !! Mais je lui ai juste envoyé “Tu t’es trompé de destinataire.” (Je m’attendais trop à ce qu’il me rappelle pour éviter d’être violente à ce moment là.)
A Edouard, je lui ai envoyé “Merci Edouard. Tu m’auras pourris jusqu’au bout.” (J’ai regretté ensuite de ne pas lui avoir envoyé le message de Marc en précisant « je crois que c’est pour toi. » La conne !! J’avais contaminé par un virus terrible. J’avais attrapé à ce moment le syndrome de « la-pouf-infirme-qui-envoie-des-messages-de-merde ». (Ou bien le syndrome « spaghettis-bégayeur-qui-envoie-des-SMS-périmés ».)
Mais pas de réponse. Ni de l’un, ni de l’autre. Marc ne m’a jamais téléphoné. Ce
n’est d’ailleurs pas « Marc » qu’on aurait dû l’appeler. Mais Marconnard ! (note : avec son prénom non fictif, la blague est plus
pertinente !
)
Le lendemain (lundi), j’ai envoyé un SMS à Marc:
=> « C’est quoi ce coup de théâtre? Et ce texto rempli de lâcheté et d’irrespect? Je ne comprends rien et mérite plus d’explications que ça. Crois-moi, j’ai des raisons de penser que “tes
amis” sont tous sauf des amis. Je ne conçois pas que l’on change d’avis et d’opinion en une seule journée. A moins que… as-tu une personnalité? Selon le texto destiné à Edouard, l’opinion de tes
amis écrase les tiennes. C’est blessant mais surtout pathétique. Ania. »
(Pas de réponse.)
J’ai donc écris à Léo le mardi du coup. (23 décembre, 21h02) :
« Salut Léo.
Je comptais t’envoyer un mail hier soir, mais j’ai été coupé par l’élan de rupture de Marc.
Je t’écris pour te parler de la nuit de Samedi soir.
Je ne sais pas si tu te rappelles, mais tu semblais avoir très envie de moi. Le souci étant que ce n’était pas réciproque. Pour plusieurs raisons, dont une qui aurait dû freiner tes ardeurs: j’étais avec Marc. (Et je me sentais vraiment bien avec Lui.)
Je ne comprends absolument rien de ce qui s’est passé.
Peut-être que tu penses que je suis une “biatch” après tout. Pour vouloir essayer de coucher avec la copine de ton pote. (Alors qu’il était dans le même lit que toi.) Seulement si tu penses ça, tu n’aurais tout de même pas dû agir en tant que tel. Premièrement: pour Marc. Mais aussi pour moi.
Je t’avoue que je n’ai pas bien vécue cette nuit là. Et te confesse que je me sens un peu souillée.
Je n’ai pas arrêté de te dire “stop” d’arrêter, etc. (je suis même allée aux
toilettes pour éviter tout ça quelques minutes.) Mais tu recommençais sans arrêt de me peloter. Je ne savais pas si je devais réveiller ou non Marc, le lui dire ou non. Et je n’en pouvais plus.
Moi aussi j’avais bu, et j’étais morte de fatigue. Du coup mes idées étaient floues, et la situation pas évidente.
Parallèlement, je me disais que tu étais complètement bourré, que ce n’était peut-être pas si grave, et qu’il y avait déjà eu trop de soucis dans votre bande à cause de moi pour que je dise
quelque chose.
Mais j’ai réalisé que j’étais la victime dans toute cette histoire. (Pas que te concernant. Mais à la limite cela ne te concerne pas.)
Puis normalement, notre corps est censé NOUS appartenir. (à soi-même je veux dire.) Et là, plus je prends du recul, plus je me rends compte que tu t’es octroyé un droit sur MON corps. Et l’alcool ne changera rien au fait que ça fait mal, et que même bourré ou quoique ce soit, tu aurais dû arrêter quand je te le disais.
Si tu as des envies sexuelles à assouvir, trouves toi une petite amie ou va voir les péripatéticiennes.
Je ne savais pas si je devais t’en parler ou non dans la voiture. Je ne savais pas si je devais en parler ou non tout court. Mais je me rends compte que c’est GRAVE. Vraiment. Méfies toi à l’avenir. Un jour, une fille pourrait porter plainte. Fais attention à l’Autre.
Je t’aurais écris un mail totalement similaire si j’avais continué avec Marc. A part que la fin change. Si j’étais restée avec Lui, je t’aurais dit d’éviter au maximum que l’on se voit. Et surtout de ne plus jamais recommencer car là j’aurais ouvert ma gueule.
Mais je ne suis plus avec Marc, alors je te le dis en tout honnêteté: je ne veux plus jamais te revoir.
Ania. »
La suite au prochain
épisode...

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